La spiritualité mariste : l’héritage spirituel de nos établissements

Saint Marcellin Champagnat canonisé le 18 avril 1999
« Pour bien éduquer les enfants et les jeunes, il faut les aimer et les respecter. »

L’histoire de notre établissement est liée à cette grande figure de sainteté. Depuis le départ des frères maristes, en 1999 pour le lycée Notre Dame de Bel Air avec le frère Viricel et en 2000 avec le frère Barçon , le dernier directeur religieux du collège Notre Dame de Bel Air, nous avons à revenir à cet héritage. Parce que la spiritualité mariste fait partie de nos fondements, en puisant en elle, nous revenons à la source et cet enracinement nous renforce, bouscule et interroge nos pratiques éducatives et pédagogiques. Vous serez frappés par la modernité de ses nombreux de ses écrits.

Vidéo de présentation : La vie et la mission mariste dans le monde

 

 

Saint Marcellin Champagnat
Fondateur des frères maristes (1789-1840)
Marcellin, qui es-tu ?
Marcellin n’a pas écrit de longues théories mais il a vécu à fond sa relation avec les jeunes : rapprochement, présence, simplicité, travail… Il obtenait de chacun le meilleur de lui-même parce qu’il croyait en lui et voyait ses possibilités.

Un homme de notre temps

marcellinMarcellin Champagnat est la source qui donne vie à l’éducation mariste. À l’époque où a vécu Marcellin Champagnat (1789-1840), l’Europe vit un grand bouleversement culturel, politique et économique, une crise de la société civile et de l’Église. C’est dans ce cadre que Marcellin a grandi et a été éduqué. Ce contexte l’a interpellé et l’a incité à répondre par la création de l’Institut des Petits Frères de Marie, connus sous le nom de Frères Maristes. Marcellin était un éducateur né. Un éducateur expert de la jeunesse puisqu’il a su transformer des jeunes ayant très peu de formation et les amener à devenir frères, bons maîtres et bons éducateurs religieux. Marcellin a vécu avec eux, leur a donné l’exemple et les a aidés à se développer humainement et spirituellement. Le secret de sa réussite éducative, c’était la très grande simplicité de ses relations avec ses jeunes disciples et la grande confiance qu’il mettait en eux. Avec ses disciples il a élaboré et perfectionné un système de valeurs éducatives en prenant Marie de Nazareth comme modèle, la servante du Seigneur et l’éducatrice de Jésus de Nazareth. En plus, il a démontré un esprit d’ouverture en incorporant dans de l’enseignement des méthodes pédagogiques les plus performantes de son temps. Au long des cinquante ans de sa vie, Marcellin a travaillé, consumant ses forces jusqu’au bout pour faire vivre sa famille religieuse d’éducateurs. Il a vécu l’expérience de la Croix, des déceptions, des difficultés et des obstacles, mais il a su garder solides son espérance et son idéal. À sa mort, le 6 juin 1840, cette famille était formée par 290 frères répartis dans 48 écoles primaires. Le F. François et les premiers frères ont continué l’œuvre de Marcellin avec beaucoup d’enthousiasme. Avec un tel esprit de foi et de zèle apostolique, ses successeurs l’ont propagé dans les cinq continents. Comme éducateurs maristes, nous partageons et continuons son rêve de transformer les vies et les situations des jeunes, surtout des plus démunis, en leur offrant une éducation intégrale, humaine et spirituelle, fondée sur l’amour personnel pour chacun d’eux. « Je ne peux voir un enfant sans avoir envie de lui dire combien Dieu l’aime ».